Étapes pour obtenir un crédit immobilier en tant qu’expatrié

Étapes pour obtenir un crédit immobilier en tant qu’expatrié

Vous êtes Français, mais vous vous êtes expatrié dans un autre pays. Sachez que malgré le fait que vous ne résidiez pas sur le territoire hexagonal, vous avez néanmoins la possibilité d’obtenir un crédit afin d’investir dans l’immobilier. Mais il faut reconnaitre que ce n’est pas facile ! En effet, en raison de votre statut d’expatrié, les banques peuvent être réticentes et ne pas donner une suite favorable à votre demande d’obtention d’un crédit immobilier. Pour parvenir à les convaincre, vous devez préparer un dossier solide. L’utilisation d’un simulateur est vivement recommandée dans le cadre de cette démarche. Dans tous les cas, il est nécessaire de suivre plusieurs étapes avant qu’une banque accepte de vous accorder un prêt immobilier en qualité de non-résident ou expatrié.

Étape 1 : renseignement sur les conditions d’éligibilité

La première chose à faire pour l’obtention d’un crédit en vue de se lancer dans l’investissement immobilier en tant qu’expatrié est de vous renseigner sur les conditions d’éligibilité. Le respect de certains critères est un passage obligé pour espérer avoir gain de cause. Quel que soit l’établissement bancaire que vous contacterez, celui-ci prendra le temps d’analyser votre situation financière, votre situation professionnelle, votre projet immobilier et votre situation familiale.

Certains profils ont plus de chance d’obtenir une réponse positive que d’autres. Par exemple, si vous êtes un cadre qui travaille dans une grande entreprise avec un salaire consistant, vous pouvez susciter l’intérêt d’une banque. En revanche, si vous êtes un jeune expatrié exerçant dans une petite société avec un contrat modeste ou qui donne des cours de français en profession libérale, il n’est pas évident qu’on vous accorde le prêt.

En outre, le pays dans lequel vous vous êtes expatrié compte beaucoup dans la décision des banques. Si vous êtes installé dans un État de la zone euro ou dans une grande nation d’Amérique du Nord, comme les États-Unis et le Canada, une attention particulière peut être accordée à votre dossier. Cependant, les banquiers se méfient des demandeurs qui résident dans des pays moins connus ou des nations politiquement instables.

Étape 2 : montage d’un dossier solide

Si vous êtes sûr de remplir toutes les conditions, procédez au montage de votre dossier. Rappelez-vous qu’il doit être solide pour que la banque s’intéresse à vous. Le rassemblement de plusieurs pièces est indispensable. Le banquier se basera sur celles-ci pour calculer votre solvabilité.

Dans plusieurs pays, on prélève directement l’impôt à la source. En France, cette façon de faire est assez récente. Lorsque le banquier examinera votre dossier, il calculera donc la tax-return.

Notez que pour mieux analyser les dossiers de demande de prêt immobilier élaborés par les expatriés, les banques exigent qu’ils soient traduits en anglais. C’est donc un point que vous devrez prendre en considération. Sachez aussi que la traduction est à votre frais. Vous pouvez solliciter à cet effet un interprète extérieur ou payer la banque pour qu’elle s’en occupe en interne.

Pour la constitution de votre dossier de prêt immobilier, attendez-vous à ce que la banque vous demande une multitude de pièces. Tout dépend des points dont la vérification lui tient à cœur. Mais en général, vous devez réunir absolument :

  • Un document d’identité en cours de validité
  • Un contrat de travail en cours
  • Un état du patrimoine
  • Une situation matrimoniale et familiale
  • Une situation financière (prêts en cours, endettement…)
  • Votre domiciliation actuelle
  • Vos revenus exacts

Veillez à détailler le plus possible les informations fournies pour augmenter vos chances de convaincre la banque. Il est bon aussi de prévoir un bilan de santé, car celui-ci peut être demandé par l’établissement. Le banquier pensera certainement à écarter tout soupçon relatif à d’éventuels problèmes de santé pouvant entraver le remboursement du prêt.

Étape 3 : recherche d’une banque pour demander le prêt

Une petite recherche est nécessaire pour trouver une banque disposée à vous accorder un prêt immobilier. Mais comprenez bien que pour un banquier, le terme « expatrié » ne veut rien dire. Le plus important pour lui c’est votre situation fiscale. Pour le banquier, vous êtes un « Français non-résident fiscal ».

Vous devez recenser les banques qui acceptent de donner des prêts aux expatriés. Car il y en a plusieurs qui refusent de le faire, notamment les banques en ligne. Aussi, de nombreux établissements bancaires traditionnels n’accordent pas de prêts aux non-résidents. Toutefois, il y en a quelques-uns qui font preuve de souplesse et permettent aux expatriés de réaliser leur projet d’investir dans l’immobilier en France. Mais le passage obligé est de monter un dossier en béton.

Pour vous simplifier la tâche, sollicitez les services d’un courtier spécialisé dans la clientèle expatriée. Ce dernier saura vous guider vers les banques qui sont plus susceptibles à vous accorder un prêt immobilier en France.

Étape 4 : obtention du financement

Si vous avez trouvé une banque et que celle-ci est convaincue de la solidité de votre dossier, elle devrait accepter de vous accorder le prêt. Si c’est bel est bien le cas, vous obtiendrez le financement nécessaire à votre investissement immobilier.

Mais sachez que compte tenu du risque plus élevé à prêter à des personnes qui ne résident pas en France, les taux des crédits immobiliers qui leur sont appliqués sont plus élevés. En général, ils sont d’environ 0,5 % au-dessus de ceux du marché classique.

Aussi, il est fort probable qu’un apport initial vous soit exigé par la banque. Celui-ci est le plus souvent élevé. En effet, les banques ont tendance à demander aux expatriés un apport de 20 %, voire même de 30 %, du prix du bien, quand on sait qu’il est de 10 % pour les résidents. Il est également courant que les prêteurs informent les emprunteurs que le paiement des frais bancaires et des frais de notaire doit être considéré dans l’apport.

En outre, une garantie « réelle » peut être exigée par la banque. Cela veut dire qu’une garantie sera prise directement sur le bien immobilier. Celle-ci prend le plus souvent la forme d’une hypothèque conventionnelle. Sachez également qu’il n’est généralement pas permis aux non-résidents d’obtenir un crédit étalé sur plus de 20 ans.

Par ailleurs, il peut arriver que la banque vous demande, en contrepartie du prêt, que vous achetiez un produit financier en parallèle, comme un compte épargne ou une assurance-vie.

Retour haut de page