Crédit immoblier expatriés

Le crédit immobilier pour les non-résidents et les expatriés.

Vous êtes partis de la France vers le monde entier pour des raisons professionnelles, personnelles ou encore pour découvrir la vie dans d’autres pays. Vous souhaitez acquérir un bien immobilier en France pour préparer votre retour, financer votre retraite ou encore tout simplement vous construire un patrimoine : sachet que le crédit immobilier pour les non-résidents et les expatriés existe.

En effet, vous pouvez parfaitement demander un crédit immobilier à votre banque ou à d’autres banques françaises pour réaliser votre projet immobilier en France même si vous n’êtes fiscalement pas résidents en France.

Cependant, le crédit immobilier pour non-résidents et expatriés n’est pas ouvert à tous et certaines règles et conditions sont à connaître si vous souhaitez vous lancer. 

Le crédit immobilier pour non-résidents et expatriés, dans quels pays ?

Tout d’abord la première variable à prendre en compte est le pays de résidence. Selon que vous habitiez en Asie, aux Etats-Unis dans un pays membre de l’espace économique européen où encore en Afrique les paramètres et les conditions ne sont pas exactement les mêmes. 

Les pays de résidence dans lesquelles le crédit immobilier pour les non-résidents et les expatriés pose le moins de problème sont les pays membres du GAFI : Le Groupe d’action financière, c’est un organisme d’élaboration des politiques nécessaires pour effectuer les réformes législatives et réglementaires dans les domaines de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. 

Parmi les pays membres on retrouve les pays membres de l’Union Européenne mais aussi : l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Australie, l’Autriche, le Brésil, le Canada, la Chine, la Corée, le Danemark, les Etats-Unis, la Fédération Russe, Hong Kong, l’Inde, l’Islande, Israël, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, Singapour, la Suisse, la Turquie. Ces pays font partie des pays finançables mais ne constituent pas une liste exhaustive. En effet, les résidents de certains pays qui ne sont pas sur cette liste peuvent au cas par cas obtenir un crédit immobilier pour non-résidents et expatriés auprès des banques françaises.

Par ailleurs, il se peut que certains pays affichent plus de difficultés, c’est le cas des Etats-Unis. En effet avec la loi FATCA aux Etats-Unis, les banques françaises (et étrangères) doivent communiquer au fisc américain toutes les informations pertinentes sur comptes financiers détenus par un client identifié comme étant une personne des États-Unis. C’est pourquoi certaines banques ne souhaitent pas travailler avec des clients résidents aux Etats-Unis.

Quelle situation professionnelle pour obtenir un crédit immobilier pour non-résidents et expatriés ?

L’Arabie Saoudite est un pays membre du GAFI mais suscite quelques difficultés lorsqu’un résident de ce pays souhaite faire un crédit immobilier pour non-résidents et expatriés. Ce pays est souvent classé sur liste rouge par les établissements bancaires français.

Bien que les banques françaises regardent le pays de résidence lorsqu’un non-résident ou un expatrié souhaite faire un crédit immobilier pour acquérir un bien immobilier en France, toutefois, le pays de résidence n’est pas le seul critère. Les banques regardent également votre situation, cherchent à savoir si vous êtes salariés en CDI, en contrat local ou en contrat d’expatriation, chef d’entreprise ou encore en professions libérales. 

Ces caractéristiques sont très importantes pour les banques d’autant plus que la nature du contrat de travail influe sur les conditions de financement, l’entreprise pour laquelle vous travaillez est aussi importante. Si vous travaillez à l’étranger pour une multinationale Française, ce n’est pas la même chose que si vous travaillez à votre compte pour une petite société. Plus la structure dans laquelle vous travaillez est importante et connue, plus vous allez rassurer la banque.

Le taux d’endettement pour le crédit immobilier non-résidents et expatriés.

Outre le pays dans lequel vous résidez et l’activité que vous exercez, les banques françaises appliquent les mêmes autres critères pour le crédit immobilier pour les non-résidents et expatriés que pour les résidents et France. Le taux d’endettement par exemple : il est fixé à 35% par le Haut Comité à la Stabilité Financière et applicable à toutes les banques françaises pour tous les crédits immobiliers peu importe le pays de résidence. Les autres variables lors de l’étude d’un dossier pour le financement d’un non-résident ou expatrié sont : l’âge de l’emprunteur, celui-ci ne doit pas dépasser 75 ans à cause de l’assurance prêt pour les non-résidents et les expatriés qui couvre rarement un assuré au-delà de 75 ans. 

L’apport demandé sur un crédit immobilier pour non-résidents ou expatriés.

L’épargne disponible est aussi un critère de poids lorsque vous souhaitez faire un prêt immobilier en tant que non-résident ou expatrié. Effectivement, l’apport demandé est souvent supérieur à celui d’un résident classique. Il est généralement compris entre 10% et 30% selon les banques, les profils et les projets. N’oubliez pas que d’avoir l’apport demandé par la banque est très bien, mais avoir de l’épargne disponible après projet est mieux. Cela rassure les banques sur vos capacités financières. Par ailleurs, il n’est pas rare que les banques vous demandent des contreparties sous forme de placements épargnes. En effet, les banques cherchent à avoir une relation la plus globale possible avec ses clients et lorsque vous êtes non-résidents ou expatriés il est souvent difficile de domicilier votre salaire en France. C’est pourquoi les banques peuvent vous demander des contreparties : placement épargne, souscription à leurs assurances habitations dédiées aux non-résidents et expatriés ou assurances de prêt.

L’essentiel sur le crédit pour non-résidents et expatriés.

En conclusion, le crédit immobilier pour les non-résidents et les expatriés est complexe et se joue beaucoup au cas par cas. La meilleure solution en tant que non résident et expatrié ayant un projet d’investissement immobilier en France est de s’adresser à un établissement spécialisé et habitué à travailler avec cette clientèle particulière.

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